
Décidément les initiatives en lien avec le St-Laurent sont en vogue! (vogue, 'tit 'tit 'tit bateau....)
Voici un concours vidéo s'adressant aux jeunes de 17 à 30 ans habitant dans le bassin hydrographique des Grands Lacs et du Saint-Laurent (C’est-à-dire dans la province de Terre-Neuve, de l’Île-du-Prince-Édouard, du Nouveau-Brunswick, de la Nouvelle-Écosse, du Québec , de l’Ontario, ou dans l’état américain du Maine, du Vermont, du New Hampshire, de New York, de la Pennsylvanie, de l’Ohio, de l’Indiana, de l’Illinois, du Michigan, du Wisconsin ou du Minnesota, alouette!)
Le Secrétariat international de l’eau (SIE) vous invite à produire une vidéo d’une minute et moins sous le thème « Mon eau, c’est notre eau! ».
C’est l’occasion de créer un message clair et concis sur la relation que vous entretenez avec votre rivière, votre lac ou votre fleuve. C’est le moment pour vous de proposer des solutions pour l’avenir de cette ressource commune et de sensibiliser votre entourage. Simplement en vous amusant avec votre téléphone portable, votre caméra vidéo ou, pour les plus créatifs, en créant un film d’animation!
Trois prix: #1 1500$, #2 1000$ et #3 500$.
Le Concours VidéEau « Symphonie Grands Lacs & Saint-Laurent » fait partie des Rencontres internationales « Eau et Cinéma » (RIEC), qui se tiendront en mars 2012, lors du 6e Forum Mondial de l’Eau à Marseille (France). Les gagnants de ce concours seront directement éligibles à la finale internationale des RIEC.
La date limite pour la réception des œuvres est le 31 décembre 2011! Pour plus d’information, cliquez ICI
Notre mode de vie est fondé sur l'utilisation des combustibles fossiles. Regardez les objets qui vous entourent: la plupart sont fait de pétrole ou vous sont parvenus grâce à lui.
Plusieurs indices portent à croire que les jours du pétrole abordable sont révolus. Et je ne suis pas le seul à le dire.
La disponibilité de cette ressource non-renouvelable ne peut que diminuer. Ce déclin se poursuivra probablement jusqu'à ce qu'il n'y en ait plus du tout. Nous devrons donc, un jour ou l'autre, apprendre à nous en passer. Ce sevrage anticipé peut décourager, voire effrayer. C'est pourtant une occasion fantastique de revoir notre rapport à la nature ainsi que notre conception du bien-être collectif et de nos véritables besoins.
Dépourvus, en tout ou en bonne partie, d'or noir, nous devrons être plus débrouillards, autonomes. Nous devrons, comme le mouvement de transition propose, réapprendre à vivre localement. Ce qui implique de se réapproprier des compétences mises de côté au cours des dernières décennies.
Cultiver
Vous avez un balcon, un petit bout de terrain? Si ce n'est pas déjà fait, pourquoi ne pas mettre la main à la terre et apprendre à faire pousser fruits et légumes. La qualité, la fraîcheur et la traçabilité des aliments produits sera optimale!
Pour commencer, vous pouvez planter quelques fines herbes dans des jardinières. Le site Web des Urbainculteurs est un bon point de départ pour se verdir le pouce. Avec l'expérience, vous voudrez peut-être produire votre propre miel ou vos propres œufs, voire acheter une fermette! Mais nul besoin d'aller si loin: toute amélioration de l'indépendance alimentaire sera la bienvenue et réduira votre facture d'épicerie.
Souhaitons que l'agriculture urbaine ne soit pas qu'une mode passagère: à terme, elle pourrait être conditionnelle à la survie de millions de personnes. Les terres agricoles québécoises (moins de 2 % de tout le territoire, si je ne me trompe pas) sont des acquis précieux qui le deviendront encore plus. C'est d'ailleurs ce qui pousse des groupes de citoyens à demander la protection et la mise en valeur de terres agricoles en milieu urbain ou suburbain. Valorisons SMA, un projet mené par des citoyens de Québec, est un de ceux-là.
Réparer
À l'ère de l'énergie abondante, il est commun de remplacer un objet défectueux par un neuf. Selon Jeff Rubin, cette habitude est sur le point de changer : "J'imagine que nous apprendrons à réparer les objets quand ils se brisent plutôt que d'en acheter des neufs." (Demain, un tout petit monde: comment le pétrole entraînera la fin de la mondialisation, p. 352)
Pour ce qui est du vélo, savoir le réparer et en assurer l'entretien s'avérera essentiel. Plusieurs ateliers permettent de découvrir les rudiments de la mécanique cycliste, d'avoir accès à des outils et à des conseils, et de fraterniser entre adeptes de la petite reine. En voici quelques-uns:
Vélocentrix (Québec)
Coop Roue-Libre (Québec)
Biciklo (Montréal) - Une vidéo, avec ça?
Mile End bike garage (Montréal)
Si vous n'en avez pas dans votre voisinage, pourquoi ne pas en fonder un?
Créer et entretenir ses vêtements
Si tous vos vêtements viennent de la Chine, du Vietnam ou de la Corée, il pourrait être pertinent d'apprendre à coudre ou à tricoter! Fabriquer ses propres fringues permet de laisser libre court à sa créativité (une mode aussi exclusive, c'est dur à battre!) et réduit de beaucoup le nombre de kilomètres parcourus par les textiles. Plusieurs boutiques de laines à tricoter ont pignon sur rue à Montréal. Si vous n'avez pas l'âme d'un créateur, peut-être serez-vous intéressés par l'entretien. Savoir raccommoder divers vêtements permet de leur donner une deuxième, voire une troisième vie. Apprendre les bases de la couture vous permettra de modifier ou de créer vos propres habits.
La marche n'est pas qu'un loisir destiné à garder la forme! Plutôt que d'engouffrer vos économies dans le réservoir d'une bagnole, il sera pertinent de ressusciter vos souliers défraîchis, aux semelles légèrement décollées. La cordonnerie, métier presque disparu, a vraisemblablement un bel avenir.
Alors, qui a peur de la fin du pétrole?
Source des photos
Jardin potager : aujardin.com
VéloCentrix : l'auteur
Pelote de laine et aiguilles : bouillon-de-couture.fr