
C’est le mois de mars et il neige. J’ai cinq mois de grossesse, je travaille et je prends le train de banlieue tous les jours de semaine comme transport en commun. Je dois avouer que le train de banlieue, même enceinte, c’est un charme à moins de ne pas avoir de siège et de ne pas s’en faire offrir un. À combien de futurs écomamans cela est-il arrivé? Sûrement beaucoup et principalement l’hiver. Vous savez, cette saison de l’année où l’on porte des manteaux tellement bouffis que personne ne peut savoir que l’on a un petit poupon dans notre bedon? Et même si l’on a un bedon, plusieurs étrangers n’oseraient guère nous accorder leur siège. Tout d’un coup qu’on n’est pas enceinte, qu’on est juste ballonnée à l’année!
Accorder son siège à quelqu’un dans les transports en commun est à nos risques et périls tout dépendant sur qui nous tombons, je dois en convenir. Je me suis déjà fait insulté par une dame âgée lorsque je lui ai offert mon banc dans le métro. Bien qu’elle avait une marchette et les cheveux poivre et sel, elle m’a "confirmé" qu’elle n’était pas assez vieille pour une telle proposition. Malgré ces expériences, il faut continuer à prôner la courtoisie en offrant son banc aux personnes à mobilité réduite. Ne soyez pas gêné! Un simple "non"est souvent la pire chose que vous pouvez vous faire dire. Voici quand même quelques indices pouvant vous aider à détecter une femme enceinte en manque de s’asseoir (des trucs que j’ai appliqués lorsque je n’avais pas assez de bedon!):
Si vous observez un ou plusieurs de ces indices, vous pouvez offrir votre banc sans crainte de représailles. Pour vous messieurs, il est facile d’offrir votre place à une gentille demoiselle. Par contre, pour nous mesdames, c’est un peu plus délicat de le faire. Observez, offrez et au pire, faites-vous refuser! Pourquoi? Parce que la courtoisie, c’est comme la langue française au Québec: on la croit menacée, mais plus on l’utilise tous les jours, plus elle a des chances de faire des petits!